Généalogie Algérie Maroc Tunisie – Septembre 2008 – N° 103

Dossiers, documents

La société historique algérienne

par Madiana Delaye – Lastrajoli

Société culturelle dite « Société savante », elle a été fondée en 1856 avec pour programme de « se pencher sur les destinées de l’Algérie à toutes les époques et sous toutes les formes, depuis les âges les plus lointains jusqu’aux plus récents. S’intéressant aux temps berbères, puniques, romains aussi bien qu’islamiques, à ses relations avec la France, aux coutumes et aux mœurs d’autrefois comme à ceux d’aujourd’hui, mettant en valeur tout ce qui pouvait servir toutes les civilisations qui se sont succédé sur cette terre. »*

Constituée de membres actifs qui versaient une cotisation annuelle et de membres « à vie » qui faisaient un don en une seule fois.

Les collectivités pouvaient s'inscrire comme membres actifs.

Cette société éditait une Revue africaine qui paraissait chaque trimestre, et que les membres recevaient gratuitement.

Son siège social se tenait à la Bibliothèque Nationale de l'époque, située à une extrémité du quartier de la marine, non loin de la rue des Consuls, résidence des représentants des nations étrangères.

L'un des premiers travaux de cette société fut de dresser un inventaire des monuments anciens et la création de musées locaux qui assureraient la conservation des pièces découvertes au cours de fouilles.

L'intérêt louable de ces décisions en a été la sauvegarde des monuments historiques afin qu'ils restent in situ, et leur éviter le transfert sur la France (telles certaines œuvres égyptiennes...).

Le gouverneur général Randon avait ressuscité en 1854 l'Inspection des antiquités qui avait vécu une seule année, de 1847 à la révolution de février 48, et qui devint Inspection générale des monuments historiques et des musées de l'Algérie.

 

Musée algérien de Paris

 

Son 1er titulaire fut Adrien Berbrugger, administrateur de la bibliothèque - musée d'Alger.

Né à Paris en 1801, après des études au lycée Charlemagne, M. Berbrugger s'était orienté vers l'histoire du Moyen Age : en 1832 il est chargé de rechercher aux archives de la tour de Londres, les documents relatifs à l'occupation anglaise en France !

En 1833, il accompagne le général Clauzel commandant en chef de l'armée d'Afrique, qui allait à Alger visiter les propriétés qu'il avait acquises.

Au cours de ce premier voyage, Berbrugger est conquis par le bled africain et par son passé.

Lorsqu'en 1835, Clauzel est nommé gouverneur général des possessions françaises dans le nord de l'Afrique, Berbrugger est à nouveau du voyage, cette fois en qualité de secrétaire, chargé de la rédaction du Moniteur algérien, organe officiel de l'administration.

(Suite à lire dans notre revue)